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Le manque de soleil l’hiver, C’est carrément physiologique : on en a besoin pour tenir le coup

jusqu’au printemps, moralement et physiquement.

Le changement d’heure et les jours courts nous perturbent beaucoup plus qu’on ne le pense.
D’octobre à mars, quand la lumière naturelle vient à manquer, l’organisme augmente sa sécrétion de mélatonine, l’hormone régulatrice du sommeil et de l’humeur.
Conséquences : manque d’énergie, grosse fatigue, moral en berne, problèmes de concentration, perte de motivation, et prise de poids due aux pulsions vers des aliments « réconfort », à forte teneur en sucre.
Pourquoi souffrir inutilement ? Aujourd'hui, des traitements efficaces existent !

Selon leur fréquence et leur niveau, ces symptômes portent le nom de désordre affectif saisonnier (DAS), de sous-syndrome DAS ou de troubles affectifs saisonniers (TAS).

 

 A. LA DÉPRESSION SAISONNIÈRE

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La dépression saisonnière est une des formes de DAS. Il s’agit d’un épisode de dépression qui s’installe à l’automne ou au début de l’hiver et dure jusqu’au printemps, tout comme le blue hivernal. Pour porter le diagnostic de dépression saisonnière et non pas d’une autre forme de dépression, il faut qu’il y ait eu au moins deux épisodes hivernaux sans dépression d’une autre nature entre les deux.

La dépression saisonnière doit être distinguée du "coup de blues" de l’hiver que la plupart d’entre nous ressentent de temps en temps. Dans ce cas les symptômes dépressifs légers que nous présentons parfois ne nous empêchent pas de continuer à assumer nos activités quotidiennes. Par contre les victimes de la dépression saisonnière sont très handicapés dans la vie courante, le travail, les relations avec les autres. Les symptômes sont ceux de tout épisode dépressif : tristesse permanente, maximum le matin, perte d’intérêt pour quoi que ce soit, irritabilité, troubles du sommeil, perte ou gain de poids, pensées suicidaires. 

Par rapport aux dépressions d’autre nature, les sujets victimes de dépression saisonnière ont plus fréquemment tendance à l’hypersomnie (trop dormir) et à la boulimie (trop manger). Ils ont également tendance à une accentuation de leur tristesse dans la soirée.

Chaque année, dès que les feuilles des arbres tombent, Caroline, une jeune femme habituellement dynamique, se sent immensément fatiguée et déprimée. A trente ans, voilà déjà plus de dix ans que ce trouble saisonnier handicape sa vie quotidienne. "A l'automne, j'ai le blues et ça dure tout l'hiver, jusqu'au printemps où je me sens enfin revivre. Dès que les jours diminuent et que le début de l'automne pointe son nez, c'est chaque année la même chose. Ca ne va pas, je suis très fatiguée et pourtant je dors beaucoup plus qu'aux beaux jours. Je suis triste, je n'ai envie de voir personne et je n'ai le goût de ne rien faire. Mon seul intérêt, c'est alors la bouffe : je m'empiffre de pâtes, de patates et de sucreries". Caroline, comme beaucoup de femmes, souffre d'une dépression saisonnière qui touche aussi les hommes dans de moindres proportions. Les travailleurs de nuit, les personnes qui travaillent et vivent dans des endroits peu ou mal éclairés peuvent aussi en souffrir, même en été.

 

 

 B. LES RETENTISSEMENTS SOCIAUX ET FAMILIAUX DU BLUES HIVERNAL

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"Le pire, c'est au travail. J'ai d'immenses difficultés à me concentrer et à respecter les échéances, qui m'angoissent. Et à la maison, je suis irritable avec mes enfants et mon mari, qui se plaint, en plus, de ma perte d'appétit sexuel en hiver et de ma prise de poids constante à cette saison", atteste Caroline. En effet, l'amplitude des difficultés liées à la dépression saisonnière varie d'une personne à l'autre. Pour certains, ce trouble peut véritablement affecter la vie sociale, relationnelle et affective jusqu'à générer des problèmes professionnels et familiaux. Difficultés de concentration, isolement avec repli sur soi, baisse de la libido, perte d'intérêt pour les activités habituelles comme la pratique d'un sport avec ses enfants ou obésité sont autant de conséquences négatives de la dépression Saisonnière, désormais considérée par les professionnels de santé, comme une maladie à part entière qui doit être traitée.

 

C. LES CAUSES ET L'ÉVOLUTION DE LA DÉPRESSION SAISONNIÈRE

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La cause exacte de la dépression saisonnière n’est pas connue. Ce qui est certain, c’est que ce trouble touche plus souvent les femmes, qui représentent 75% des personnes atteintes. Elle n’épargne pas les enfants dont on estime que 2 à 3% en sont victimes à partir de l’âge de dix ans. Elle est souvent associée à d’autres troubles de l’humeur (dépression non saisonnière, désordres bipolaires…). On retrouve souvent des troubles dépressifs chez d’autres membres de la famille.

 

 

 

D. UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DU BLUES HIVERNAL

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Pour votre médecin, le diagnostic de dépression saisonnière est facile à poser. Son traitement, comme celui d’autres formes de dépression, repose sur la psychothérapie, effectuée par un spécialiste, et sur les médicaments antidépresseurs qui ont en général une bonne efficacité. 

Mais, en plus des traitements utilisés dans d’autres formes de dépression, il existe une thérapie spécifique à la dépression saisonnière : traitement par la lumière encore appelé photothérapie ou luminothérapie, diète et l'exercice sont les principaux axes de la prise en charge.

 

 

La luminothérapie

Aujourd'hui, les effets du manque de lumière sur l'organisme sont de mieux en mieux connus. Et il devient évident qu'en cas de "carence" lumineuse, il est urgent de faire le plein. Le principe consiste à exposer son organisme à une lampe spécialement étudiée pour offrir un maximum de lumière (plusieurs dizaines de milliers de lux - unité de mesure d'éclairement lumineux). Plusieurs hôpitaux proposent ainsi des séances de luminothérapie. Soit les patients viennent dans l'établissement, soit ils se font prêter une lampe portative. Et l'efficacité de ce traitement est avérée ! A raison d'une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, la dépression disparaît en moins de 15 jours !

Mais si la lumière est efficace pour traiter la dépression saisonnière, elle pourrait aussi prévenir ce mal ! Des cures de lumière dès le début de l'automne pourraient ainsi chasser le coup de blues avant qu'il ne vienne noircir vos pensées. Le Dr David Servan-Schreiber prône même le réveil par la lumière de l'aube, qui serait au moins aussi efficace que des séances de luminothérapie et moins contraignant. Le principe : être réveillé par une lueur d'intensité progressive, qui va peu à peu atteindre le niveau d'un traitement classique de luminothérapie. Un "radio-réveil" lumineux en quelque sorte. Seul ombre au tableau : le prix des "simulateurs" de lumière de l'aube, qui dépasse allègrement les 150 Euros…

 

La luminothérapie

Aujourd'hui, les effets du manque de lumière sur l'organisme sont de mieux en mieux connus. Et il devient évident qu'en cas de "carence" lumineuse, il est urgent de faire le plein. Le principe consiste à exposer son organisme à une lampe spécialement étudiée pour offrir un maximum de lumière (plusieurs dizaines de milliers de lux - unité de mesure d'éclairement lumineux). Plusieurs hôpitaux proposent ainsi des séances de luminothérapie. Soit les patients viennent dans l'établissement, soit ils se font prêter une lampe portative. Et l'efficacité de ce traitement est avérée ! A raison d'une demi-heure par jour, assis à quelques centimètres de la lampe, la dépression disparaît en moins de 15 jours !

Mais si la lumière est efficace pour traiter la dépression saisonnière, elle pourrait aussi prévenir ce mal ! Des cures de lumière dès le début de l'automne pourraient ainsi chasser le coup de blues avant qu'il ne vienne noircir vos pensées. Le Dr David Servan-Schreiber prône même le réveil par la lumière de l'aube, qui serait au moins aussi efficace que des séances de luminothérapie et moins contraignant. Le principe : être réveillé par une lueur d'intensité progressive, qui va peu à peu atteindre le niveau d'un traitement classique de luminothérapie. Un "radio-réveil" lumineux en quelque sorte. Seul ombre au tableau : le prix des "simulateurs" de lumière de l'aube, qui dépasse allègrement les 150 Euros…

 

Bien manger, c'est bon pour le moral !

 Consommez des fruits à volonté quotidiennement pour refaire le plein de vitamine C. Faites également la part belle aux légumes, poissons (qui sont riches en Oméga3, acides gras essentiels présents en abondance dans les sardines, saumons, harens, anchois...) et aux pains complets. Certains aliments aident à lutter activement contre les baisses de moral, tels que les céréales, l'ananas, la carotte, la banane, le céleri, le chou-fleur, l'épinard, la noix ou le soja, qui sont à consommer sans modération !

Bougez !

Quand on s’active, le corps produit des endorphines, des neurotransmetteurs associés au sentiment de bien-être et de plaisir. Le fait de faire une activité physique à l’extérieur permet en plus de s’oxygéner et de s’exposer aux rayons du soleil. Choisissez une activité qui vous plait particulièrement (inutile de se contraindre à une activité qui nous rebute!). Il y a tant d’activités plaisantes à faire l’hiver : ski, patin, marche, etc. Si vous optez pour des activités d’intérieur, faites monter le niveau d’énergie en choisissant, par exemple, un DVD de danse qui vous incitera à faire des mouvements rythmés et enjoués. Montez le volume et amusez-vous! À défaut d’avoir du soleil, il fera chaud dans la maison...

Si vous avez le blues dès les premières feuilles mortes, n’hésitez pas à consulter rapidement votre médecin !

 

 

Sources : doctissimo.fr, aufeminin.com

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