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La déficience auditive, qui touche plus de 4 millions de personne en France, peut survenir à tout âge, de façon brutale ou progressive. Or mal entendre, c'est mal comprendre, avec à la clé des difficultés à communiquer pouvant aboutir à l'isolement et au repli sur soi.

Que la surdité soit légère, modérée ou profonde, il est donc essentiel de la dépister et de la prendre en charge le plus tôt possible, d'autant qu'il existe aujourd'hui plusieurs types de traitement - médical, chirurgical, prothétique, orthophonique - en fonction de la pathologie et du degré de handicap.

 

 A. LES DIFFÉRENTS TYPES DE SURDITÉ

La surdité de transmission

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La surdité de transmission résulte d'une déficience au niveau de l'oreille externe ou de l'oreille moyenne.

Il s'agit donc d'un blocage de l'information sonore, majoritairement lié à un obstacle, soit au niveau de l'oreille externe (conduit auditif externe), soit au niveau de l'oreille moyenne, c'est à dire le tympan ou les trois osselets.

Diverses causes peuvent ainsi empêcher la progression du signal sonore jusqu'à l'oreille interne : bouchon de cérumen, corps étranger, otites chroniques, otospongiose (calcification qui réduit le mouvement de l'étrier).

Ce type de surdité est toujours partiel et n'entraîne jamais de surdité très importante. Cela suffit pourtant à gêner considérablement la vie sociale ou professionnelle de la personne atteinte de perte auditive.

La surdité de transmission peut le plus souvent bénéficier d'un traitement médical ou chirurgical (dans le cas d'une otospongiose par exemple). Il est également possible, en cas d'échec de ces traitements, de remédier à la perte auditive par l'utilisation de prothèses auditives destinées à amplifier les sons.

 

La surdité de perception

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Dans ce cas, la transmission du son se fait de manière correcte, mais la perception est défectueuse. Elle se caractérise par une atteinte de l'oreille interne. La plupart de ces déficiences auditives sont acquises et résultent d'une agression des cellules ciliées de l’oreille interne par le bruit, le vieillissement, les médicaments ototoxiques (toxiques pour l'oreille) ou d'autres maladies.

Causes : cette surdité est plus complexe, car l'atteinte, sensorielle ou nerveuse, peut survenir en cas de presbyacousie  (perte progressive de l'audition due à l'âge), de traumatisme sonore (boite de nuit, concert…) ou encore de maladie congénitale chez les sujets les plus jeunes.

Remèdes : si la surdité est liée à un choc traumatique, il faut se rendre en urgence (dans les 24heures), chez un médecin ORL, qui prescrira un traitement permettant de "réparer" au moins partiellement le traumatisme.

Dans les autres cas, il n'y a pas de remèdes hors appareillage. Lorsque les limites d'efficacité de l'aide auditive sont atteintes et qu'elle devient inutile, la pose d'un implant est envisagée.

 

La surdité mixte

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La surdité mixte est fréquente, elle résulte de la combinaison d'une surdité de transmission et d'une surdité de perception. Une infection chronique qui est la cause d'une détérioration considérable du tympan et des osselets, peut altérer le bon fonctionnement de la cochlée.

Ce type de surdité peut bénéficier d'un appareillage, ou des mêmes traitements prescrits pour la surdité de transmission et de perception (médicaments, chirurgie).

 

 

 B. LE DIAGNOSTIC

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Les 1ers tests d'audition sont réalisés par la personne malentendante elle-même ou par son entourage : a-t-elle tendance à augmenter le son de la TV ? a-t-elle l'impression que les gens marmonnent ?

Une mauvaise perception des sons doit alerter et conduire à consulter un médecin ORL, qui précisera, avec un certains nombres de tests, la cause et le degré de perte auditive.

Un interrogatoire (date et circonstances de la baisse auditive, prises de médicaments, présence d'acouphène ou de vertige, antécédents familiaux…) sera suivi d'un examen du tympan, l'otoscope.

Viendra ensuite l'audiogramme, où le patient entend puis répète des mots dans un environnement bruyant.

Sont également utilisés, l'examen des potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAA) avec l'analyse du fonctionnement des vies nerveuses auditives de l'oreille et du cerveau, ainsi que les otoémissions acoustiques provoquées (OAEP), utilisées chez les nouveaux nés.

 

C. RÉUSSIR L'APPAREIL

Après la consultation ORL et s'il y a bien déficience auditive, vient la visite chez l'audioprothésiste.

 Le premier entretien

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Cette prise de contact permet de connaître le mode de vie du patient, afin de pouvoir lui proposer un appareillage adapté à ses besoins, et de lui présenter les avantages et inconvénients  du dispositif. 

Une fois tous les examens  terminés, l'audioprothésiste procède à une simulation  d'appareillage, avec différentes propositions au patient (contour d'oreille, intra-auticulaire…) puis établit un devis normalisé, et effectue la prise d'empreinte.

 

 

 Les aides complémentaires

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De nos jours, les appareils sont tous compatibles avec le bluetooth, qui permet, à l'aide d'un boîtier, de décrocher son téléphone sans se déplacer ou de recevoir directement dans son appareil le son de la télévision corrigé.

Autre intérêt, le malentendant n'est pas coupé du monde. Les micros étant toujours actifs, il sait ce qu'il se passe autour de lui. Il existe aussi des alarmes de porte, des réveils vibrants… Quand à la boucle magnétique (système qui permet de transmettre un signal acoustique sans distorsion, directement dans les appareils de correction auditive), elle est surtout intéressante dans les salles de spectacle, cinémas et musées.

 

 

 

D. DÉPISTER ET INTERVENIR PRÉCOCEMENT

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Le dépistage et l'intervention précoces sont les facteurs les plus importants pour réduire au mieux l'impact de la perte d'audition et privilégier la qualité de vie.

Selon une enquête Opinion Way réalisée en novembre 2011, les Français se préoccupent 2 fois moins de leur audition que de leur vue. Plus de 6 personnes sur 10 éprouvent au moins deux gênes réelles (faire répéter, difficultés à suivre une conversation dans un environnement bruyant…), mais sur 5 déclarant mal entendre, une seule est appareillée

Les aides auditives n'ont plus rien à voir avec les prothèses d'autrefois, énormes et sifflantes, les progrès de la technologie numériques les rendent discrètes et performantes.

Reste leur coût, très peu remboursé par l'Assurance maladie. Aux dires des personnes interrogées, c'est le premier frein à l'appareillage. Enfin, les réticences trouvent leur origine dans la peur de "faire vieux". En réalité, ce qui "fait vieux", c'est de faire répéter.

 

 

Sources : service-public.fr, doctissimo.fr, www.som.mutualistes.com.

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