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Chaque année en octobre, le vaccin contre la grippe saisonnière arrive dans les pharmacies. Maladie infectieuse virale, la grippe n’est pas une maladie anodine. Chaque année, des millions de Français sont infectés et pour certaines personnes vulnérables, les complications peuvent être mortelles.

Trop souvent banalisée, la grippe saisonnière est la principale cause de mortalité infectieuse en France. Alors, si vous faites partie des catégories à risque et que vous voulez profiter de l'hiver sans souci, prenez les devants et faites-vous vacciner gratuitement, car lorsque l'épidémie sera là, il sera déjà trop tard !

 

 


Qu'est-ce que la grippe saisonnière ?

La grippe saisonnière est une infection respiratoire aiguë très contagieuse, qui se transmet par les sécrétions respiratoires (à l’occasion d’éternuements ou de toux) ou par le contact (des mains notamment). Provoquée par le virus Myxovirus influenzae, aussi appelé Influenzavirus, qui se multiplie dans les cellules de la muqueuse de l’appareil respiratoire, la grippe est abondamment décrite dans les plus vieux ouvrages médicaux et est à ce titre l’une des maladies virales les plus anciennes.

Les épidémies de grippe surviennent chaque année, d'octobre à mars dans les régions tempérées. Durant 6 à 8 semaines, elles infectent des centaines de millions de personnes dans le monde, dont 2 à 7 millions en France. En moyenne, un adulte sur 10, un enfant sur 3 et jusqu’à 50 % des enfants de 6 à 10 ans, sont touchés chaque année.

 


Le virus de la grippe est-il mortel ?

Pour certaines personnes vulnérables comme les personnes âgées, les enfants de moins de 2 ans ou les malades chroniques, les complications peuvent être mortelles : la grippe saisonnière est ainsi responsable, directement ou indirectement, de 4.000 à 6.000 décès en France, dont 90% ont plus de 65 ans, alors qu'ils ne représentent que 6 à 14% des personnes infectées.

L’histoire est jalonnée de pandémies grippales mortelles : la « grippe espagnole » de 1918-19 a fait 20 millions de victimes dans le monde, la « grippe asiatique » de 1957-58 a été fatale à 4 millions d’individus et celle de 1968-69 dite « grippe de Hong-Kong », à 2 millions, dont 18.000 en France. Aujourd'hui, même si le virus subit de légères mutations d'une année sur l'autre, la plupart des personnes ayant été vaccinées l’année précédente continueront d'avoir une légère protection.

 


Quels sont les différents types de grippe saisonnière ?

Il existe 3 types de grippe saisonnière : A, B et C, qui circulent dans toutes les régions du monde. Les virus grippaux de type A se subdivisent en sous-types en fonction des différentes sortes et associations de protéines de surface du virus. Parmi les nombreux sous-types des virus grippaux A, les sous-types A(H1N1) et A(H3N2) circulent actuellement chez l’homme. Les cas de grippe de type C surviennent beaucoup moins fréquemment que ceux des types A et B. C’est pourquoi seuls les virus grippaux A et B figurent dans la composition des vaccins contre la grippe saisonnière.

 


Quels sont ses symptômes ?

Plusieurs caractéristiques permettent de distinguer le syndrome grippal de la vraie grippe. Les symptômes du syndrome grippal sont souvent passagers et d’intensité modérée. Les responsables de ces "fausses grippes" sont des virus respiratoires syncytial, les virus para-influenza, les adénovirus, les rhinovirus, les entérovirus, les coronavirus… A contrario, la grippe se caractérise par des symptômes d’une forte intensité survenant brutalement : maux de tête, courbatures, douleurs musculaires, abdominales et articulaires, frissons, fièvre intense, perte d'appétit, fatigue générale, parfois toux sèche et congestion nasale. Il existe des tests rapides de dépistage qui permettent de définir très précisément si le virus de a grippe est en cause ou s’il s’agit d’un simple rhume ou d’une angine.

Les personnes infectées sont contagieuses 2 jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à 5 jours après. Chez les enfants, le virus se multiplie plus vite et ils sont contagieux plus longtemps, parfois plus d’une semaine après le début des symptômes. Après une période d’incubation d'un à 4 jours, la fièvre, la toux, les maux de tête et un malaise général apparaissent rapidement. Si ces symptômes peuvent s’estomper au bout de 5 à 6 jours, la toux et la fatigue peuvent persister plus de 2 semaines.

 


Quelles sont les complications ?

La plupart des complications de la grippe concernent l’appareil respiratoire et sont souvent dues à une surinfection bactérienne. Chez les enfants, ce sont principalement des otites, mais également des bronchites ou une exacerbation d’un asthme existant qui viennent s’ajouter à l’intense fatigue provoquée par la grippe. Chez les personnes âgées, et les adultes en général, les principales complications sont des bronchites aiguës et l’apparition de difficultés respiratoires dues à une infection pulmonaire ou pneumopathie.

On distingue la pneumopathie bactérienne secondaire : c’est-à-dire que le virus de la grippe a créé des lésions au niveau du poumon et que la bactérie profite de la faiblesse générale pour surinfecter les poumons. On rencontre ce cas chez les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques cardiaques et pulmonaires. Cette pneumopathie peut également être grippale viral et primitive, c’est-à-dire que le virus est le seul responsable de l’attaque des poumons : cette aggravation virale rare peut être très grave et conduit à une insuffisance respiratoire parfois mortelle. Enfin, la pneumopathie mixte virale et bactérienne atteint généralement les personnes ayant une maladie cardiaque ou pulmonaire.

 


Qui doit se faire vacciner ?

Le vaccin contre la grippe saisonnière est possible pour tous les individus à partir de l’âge de 6 mois. Son efficacité varie entre 60% et 90% et permet d'éviter les complications et surtout la transmission du virus.

Il est facultatif mais conseillé et gratuit, après avis médical, pour :

  • les personnes âgées de plus de 65 ans ou de santé fragile,

  • les personnes souffrant d'une affection cardiaque ou respiratoire,

  • les personnes souffrant de certaines affections de longue durée comme le diabète de type 1 et 2, la mucoviscidose ou l'épilepsie grave,

  • les personnes souffrant d'un asthme ou d'une bronchite chronique,

  • les personnes infectées par le VIH,

  • les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour,

  • les femmes enceintes,

  • les enfants de 6 mois à 2 ans,

  • les enfants et adolescents de 6 mois à 18 ans dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'aspirine (syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile),

  • les personnels de santé,

  • les personnels navigants des bateaux de croisière et des avions,

  • les guides accompagnateurs de voyages touristiques,

  • les personnes vivant en collectivité.

 

Quand doit-on se faire vacciner ?

Il est recommandé d’effectuer cette vaccination avant la circulation active des virus grippaux, c'est-à-dire dès l'automne, car l’organisme a besoin de 2 semaines pour former les anticorps nécessaires.

La nature des virus variant d'une année à l'autre, ce sont de nouveaux vaccins correspondant aux virus attendus l'hiver suivant qui sont administrés chaque année. L'immunité donnée par le vaccin antigrippal ne dure que quelques mois.

 


Où peut-on se faire vacciner ?

Il est possible de se faire vacciner :

  • chez un médecin généraliste,

  • chez un infirmier,

  • dans un dispensaire, un centre de protection maternelle et infantile (PMI) ou un centre de vaccination à titre gratuit.

 

Que faire si on attrape la grippe ?

Chez les personnes qui ne présentent pas de fragilité particulière, l’organisme est capable de combattre efficacement l’infection à condition d’un peu de repos. Les conseils sont alors de rester au lit, boire beaucoup, dégager le nez et soigner la fièvre.

Pour les enfants, il faut enlever les couches de vêtements superflues et éviter de surchauffer son logement. Le bain tiède (2°C en dessous de la température de l'enfant), autrefois conseillé, n'est plus recommandé. De même, on évitera les poches de glaces sur le front ou le reste du corps qui entraînent une gêne supplémentaire pour l'enfant. Comme médicaments, on peut utiliser des anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme du paracétamol, de l'ibuprofène, de l'aspirine ou du kétoprofène (uniquement sur ordonnance). Dans tous les cas, il est donc recommandé de n'utiliser qu'un seul médicament à la fois. Ni association, ni alternance ! Si, malgré le traitement, la fièvre persiste plus de 3 jours, ou même avant si l'enfant ne va vraiment pas bien, il est impératif d'aller consulter rapidement un médecin.

Il est également possible de recourir à des antiviraux, capable de réduire la durée et l’intensité des symptômes, notamment le zanamivir et l'oseltamivir, qui réduisent l’intensité et la durée des symptômes s’ils sont administrés dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes.

Il convient cependant de rappeler que l’utilité des antibiotiques se limite à la prévention des complications de la grippe, car ils sont totalement impuissants face aux virus.

 

Y a-t-il d'autres moyens de se protéger que le vaccin ?

Pour se protéger de la grippe, la vaccination reste la solution la plus sûre, mais il existe également des moyens complémentaires permettant de lutter contre le virus, comme la consommation de probiotiques, ces fameuses « bonnes bactéries » que l'on retrouve dans les yaourts et laits fermentés.

Plus particulièrement, le Lactobacillus Casei Defensis, consommé avant et après la vaccination antigrippale, permettrait non seulement d'augmenter la réponse immunitaire, mais aussi de la maintenir plus élevée tout le temps de la consommation du produit.

D'autres règles simples permettent d'éviter le virus de la grippe :

  • se laver les mains au savon durant au moins 30 secondes, notamment si vous avez fréquenté un malade ou après chaque sortie et retour au domicile ;

  • éviter les lieux trop fréquentés en période épidémique ;

  • conserver une distance avec les personnes malades.

 

 

Sources : service-public.fr, doctissimo.fr, caducee.net, who.int

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