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Mutuelle rhume

Avec l'arrivée du printemps, les allergies au pollen fleurissent... La rhinite allergique saisonnière, communément appelée «rhume des foins», toucherait aujourd'hui, selon les études, pas moins de 10 à 20 % des Français. Un chiffre qui a doublé en 10 ans...

 

 

La rhinite allergique saisonnière : mais qu’est-ce que c’est ?

p1La rhinite allergique saisonnière apparaît la plupart du temps entre 5 à 20 ans. C'est un phénomène allergique qui résulte d’une sensibilisation anormale et d’une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps nommée allergène, en l’occurrence le pollen des arbres, des graminées et des herbacées.

En effet, lorsque cette substance entre en contact avec les yeux ou les voies respiratoires de la personne allergique, le système immunitaire met en branle une réaction inflammatoire. De l'histamine et d'autres substances inflammatoires sont alors « inutilement » libérées et cette réaction entraîne la dilatation des vaisseaux sanguins et l’augmentation des sécrétions liées à l’apparition des symptômes de rhinite allergique.

 



Comment savoir si on a le rhume des foins ?

p2On ne peut guère l'ignorer !

La personne allergique est dans le meilleur des cas victime de crises d'éternuements répétées et de démangeaisons au niveau des narines, mais elle peut aussi subir des écoulements nasaux, une gêne respiratoire parfois importante, une toux, généralement sèche et très carabinée, et des yeux qui rougissent et larmoient...

 



Quels sont les pollens les plus allergènes ?

p3Tous les pollens ne sont pas dangereux. Pour provoquer une réaction allergique, il faut que le pollen soit émis en grande quantité, qu'il soit de petite taille et qu'il ait un fort pouvoir allergisant.

C´est le cas des plantes anémophiles graminées, ambroisies, cyprès ou bouleau. Les pollens de plantes entomophiles comme le mimosa (reproduction et transport par les insectes) peuvent également provoquer des réactions de voisinage.

 



Il y a autant de fleurs qu'avant, alors pourquoi cette augmentation des cas ?

p4La communauté scientifique s'accorde sur le fait que les cas d'allergies saisonnières sont de plus en plus nombreux mais également que les symptômes de la maladie tendent aujourd'hui à être plus prononcés qu’auparavant !

Ce phénomène pourrait s’expliquer entre autres par la hausse des émissions de gaz à effet de serre qui auraient notamment pour effet d’augmenter la production de pollen des plantes et des arbres. Il existe également des relations triangulaires entre pollution, pollens et allergie : la pollution peut en effet agir à la fois sur les pollens en modifiant leur structure biochimique extérieure et par là même leur allergénicité, et sur les muqueuses respiratoires de l'homme en modifiant sa sensibilité immunologique aux grains de pollens.

 



Pourquoi seulement certaines personnes sont allergiques au pollen ?

p5On ne connaît pas les causes exactes de la rhinite allergique, mais le bagage génétique constituerait un facteur assez important. D'une personne qui, par ses gènes, est davantage sensible aux allergies, on dit qu'elle possède un «terrain atopique», c'est-à-dire qu'elle réagit exagérément au contact d'allergènes normalement banals et inoffensifs. L’hérédité semble en effet jouer un rôle important dans l'apparition des allergies, incluant la rhinite allergique. Lorsque les deux parents ont une allergie (peu importe laquelle), le risque pour l’enfant de souffrir de rhinite allergique est d’autant plus élevé. Les hommes sont également plus à risque que les femmes, pour des raisons que l’on ignore.

 



C'est grave docteur ?

p6Le rhume des foins se soigne assez bien et peut être traité, selon son intensité, par des antihistaminiques, des collyres antiallergiques et des traitements locaux prescrits par votre médecin.

Le traitement repose également sur l’éviction des allergènes (voir conseils plus bas), les médicaments et l’immunothérapie spécifique (désensibilisation). Même si les symptômes sont légers, la rhinite allergique non traitée peut s’aggraver et conduire à une sinusite chronique. Une rhinite persistante est souvent liée à l’asthme, peu importe l’intensité des symptômes. Chez les enfants, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne. Il vaut mieux consulter un médecin si les symptômes sont persistants et nuisent à la qualité de vie, s'ils ne sont pas soulagés par des médicaments en vente libre, ou si les effets secondaires des médicaments sont mal tolérés.

 



Quels sont les traitements existants ?

p7Le traitement de la rhinite allergique repose sur l’éviction des allergènes (voir conseils plus bas), les médicaments et l’immunothérapie spécifique ou désensibilisation.

> Les antihistaminiques sont les médicaments les plus couramment utilisés pour traiter une rhinite allergique. Ils agissent rapidement sur l’écoulement nasal et sur les démangeaisons, ainsi que sur les signes associés à la rhinite comme les symptômes oculaires souvent rencontrés dans les allergies aux pollens. Mais ils sont moins actifs sur l’obstruction nasale.

> Les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire. Sous forme de pulvérisations nasales, ils sont fréquemment prescrits en cas de rhinite allergique. Ils sont actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale.

> Les antileucotriènes peuvent également être utilisés pour traiter les patients asthmatiques ayant une rhinite allergique associée, et sont souvent utilisés lorsqu’un vaporisateur nasal n’est pas bien toléré.

> Les décongestionnants locaux, actifs uniquement sur l’obstruction nasale, ne doivent cependant être utilisés qu’en cure courte (maximum 5 à 7 jours de suite).

> Le traitement de désensibilisation ou d'immunothérapie consiste à injecter, sur une période de 3 à 5 ans, des doses croissantes de la substance allergène. Il existe 2 types de désensibilisation : la voie sous-cutanée, par laquelle on injecte de façon régulière à la personne allergique une dose de l’extrait d’allergène auquel elle est allergique ; et la voie sublinguale, qui consiste à déposer régulièrement sous la langue l’extrait de l’allergène.

> De manière générale, se rincer régulièrement le nez avec de l’eau salée : une méthode simple, peu coûteuse et efficace pour soulager la congestion nasale qui évacue le mucus et les allergènes des conduits nasaux. Procurez-vous une solution saline disponible en pharmacie ou préparez votre solution maison avec ¼ c. à thé de sel dans 2 tasses (500 ml) d’eau tiède. Utilisez un vaporisateur ou une seringue nasale.

> Un conseiller en environnement intérieur (CEI) peut également se rendre à domicile afin de détecter les sources allergènes de votre intérieur et vous sensibiliser sur le comportement que vous devez adopter au quotidien.

 

Les 10 conseils de la MMC pour se prémunir de la rhinite allergique saisonnière

p81) Evitez de sortir au grand air et les séjours à la campagne

Vous pouvez en revanche profiter des moments qui suivent une ondée pour vous aérer car la pluie rabat le pollen au sol.

2) Renseignez-vous toujours sur les conditions météorologiques avant une promenade.

La quantité de pollens dans l’air augmente les jours de vent et en particulier avant les orages.

3) Ne roulez pas en voiture décapotable

C'est évident !

4) Evitez de dormir les fenêtres ouvertes

Les pollens, eux, ne dorment pas !

5) Fermez les fenêtres lorsque vous tondez le gazon

Tondre la pelouse est une véritable féria pour les pollens !

6) Portez des lunettes de vue

Porter des lentilles de contact est un facteur aggravant.

7) Lavez vos cheveux tous les jours et rincez-les le soir avant de vous coucher

Du pollen s'y accroche volontiers.

8) Assurer la ventilation intérieure à l’aide d’un purificateur d'air

Veillez bien à ce qu'il soit muni d'un filtre à particules à haute efficacité ou d'un filtre électrostatique.

9) Evitez de faire sécher son linge dehors

Du pollen risque de s’y déposer !

10) Evitez le tabagisme actif et passif, les produits ménagers irritants et les parfums de synthèse

Il faut ménager au maximum vos muqueuses !

 

Pour mieux vous préparer à la saison des pollens et mettre en place ces recommandations, vous pouvez suivre l'évolution des rhinites allergiques sur le territoire français par le biais du site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et bien sûr s'informer des journées de pics polliniques auprès de météo France.

 

Sources : ameli-sante.fr, passeportsante.net, pollens.fr, asthme-allergies.org.

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