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cancer-dossier-mmcLa cancérologie est la discipline médicale qui connaît l'évolution la plus rapide dans le monde. Des centaines de molécules sont développées chaque jour et les publications de nouveaux résultats affluent quotidiennement. Des nouvelles formes de thérapies apparaissent, fruit d'une explosion des connaissances dans le domaine du cancer et de son traitement ces dernières années. Mais les praticiens se heurtent de plus en plus à de lourdes procédures de régulation qui les contraignent à n'user de ces nouveaux traitements que sous des conditions pour le moins drastiques, voire discriminantes.

 

 

Une prise en charge en constante progression

L'an passé, plus de 273 000 patients ont reçu des soins chimiothérapiques anti-cancéreuses dans les établissements de soins français ( + 9% par rapport à l'an passé, et + 24% sur 5 ans !).

>> Le nombre de malades traités augmente 2 fois plus vite que celui du nombre de cancers diagnostiqués, ce qui souligne la constante amélioration de la qualité de la prise en charge en France.

 

Une réelle amélioration du Service Médical Rendu

Cette nette augmentation des prises en charge s'accompagne dans le même temps d'une mutation générale de la nature des traitements chimiothérapiques utilisés, à la fois plus innovants, plus coûteux mais aussi beaucoup plus efficaces. Résultat de cette évolution, les prescriptions de traitements anticancéreux ont dépassé le milliard d'euros dans le budget du secteur public, parmi lesquelles les thérapies ciblées représentent désormais plus de 57% d'entre elles contre 51% en 2008.

>> Ces nouvelles molécules sont très coûteuses pour le public mais elles ont diminué considérablement l'impact du cancer dans notre pays.

 

Des procédures et des protocoles très discutables

Face à cette hémorragie budgétaire, les pouvoirs publics ont réagi en mettant en place un système très controversé de protocoles d'utilisation qui vise à ne faire bénéficier de ses molécules très onéreuses que les patients présentant des profils biologiques dits "réceptifs". De même, les centres autorisés à administrer ces traitements innovants ont été réduits de manière draconienne afin de garantir un prétendu " bon niveau de compétences".

>> Dans les faits, ce sont près de la moitié des centres de cancérologie qui ont dû fermer leurs portes lors de ces dernières années, pour atteindre aujourd'hui un nombre inférieur à 500 unités à travers tout le pays. D'autre part, les médecins sont chaque jour confrontés à la volatilité des procédures de régulation et du "référentiel de bon usage" de ces nouveaux traitements.
Ils sont très (trop ?) périodiquement changés et amendés par les pouvoirs publics, ce qui empêche les professionnels d'utiliser des traitements nouveaux pourtant efficaces car ces derniers doivent être longuement testés avant d'être agrémentés.

 

Conclusion

Subjectivité des critères dans la sélection des patients bénéficiaires des soins, lourdeur bureaucratique et pression économique s'entremêlent donc sur le délicat sujet des traitements chimiothérapiques en France ... malheureusement bien souvent au détriment de la qualité des soins et des patients. Les professionnels de la santé sentent bien que des impératifs économiques à court terme influent lourdement les différentes décisions qu'ils subissent récemment. Même s'il semble pourtant évident que sur le long terme "il vaut toujours mieux prévenir que guérir" ...

 

Sources : Wikipedia.org, les échos

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